Style politique à la sauce lambda et panoplie de démagogie assortie. Le tout pour la modique somme d’un bulletin de vote.
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Depuis quelque temps, un présidentiable dont la pensée est aussi ramassée que sa taille, remplace ses « Si je suis élu président de la république… » par des « Si j’suis élu Président de la république…». Sans doute pense-t-il que formulant ainsi son désir de grandeur, il se rapproche de l’homme de la rue qui, — comme chacun sait et s’en doute — est piètre causeur.
Ou s’imagine-t-il que passant à l’as un « e » qu'il sera prochainement roi du nous. Ou peut-être qu’un des membres de son équipe de communication, — membre d’élite ça va de soit — s’est penché sur la question, et qu’équipé de tout son savoir ledit membre a découvert que le lambda s’exprimait ainsi :
— Un p’tit café Marcel ?
— J’suis pas sûr, vais p’t’être bien m’prendre une pression.
D’où la grande révélation et sa mise en application.
Et tu sais quoi Machin, outre que virer les « e » de ton univers c’est tout bonnement ignorer les autres, c’est pas la peine de nous effacer les articulations parce que finalement, même à genoux, on sera toujours un peu plus grand que toi. Faut dire que « On » : hommes, femme de la rue, ça fait tellement de temps qu’on grimpe sur le mépris que : forcément…
— Alors Marcel ?
— Laisse tomber le café, la pression, m’faut un truc fort. Et sers m’en un double !



Ce qui me fait penser
à

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Séance de dédicaces

Le samedi 3 mars à partir de 14h30. Librairie Point-Virgule à Aurillac.
(D'autres dates et d'autres lieux suivront.)

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Best, c'est l'heure d'en causer un peu.
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Je viens de lire une série d’avis dans un magazine littéraire et nouvelliste intitulé « Les muses à tremplin » ou « Foyer d’auteurs émergeants » – magazine pertinent — j’en reparlerai. La question posée est « Comment bien écrire un best-seller et qu’est-ce que bien écrire un best-seller ? », à l’issue de ma lecture, je me renverse sur ma chaise, réfléchis un peu, puis me relis l’ensemble et me dis, tiens, c’est curieux. Entendez par « C’est curieux » que nul n’aborde le phénomène en cherchant le point commun partagé par tous les best-sellers, parce que bien sûr il en est un, celui la même qui fait que jamais je n’en écrirais un, comme bon nombre d’entre nous qui s’adonnent à l’écriture . Question d’éthique ? Non sûrement pas, ni d’ailleurs de principe, non, simple question de partage, car voyez-vous, ce qu’ont tous les best-sellers en commun, ce sont des spectateurs. C’est-à-dire des personnes assistant au spectacle — bon ou mauvais le spectacle, là n’est pas le propos — mais qui jamais ne sont acteur ou intervenant dans l’œuvre proposée. Ils assistent, mais jamais ne participent, jamais leur imagination n’est sollicitée pour remplir les combles laissé à leur intention. Dans un best-seller, l’auteur ne laisse aucun interstice, aucune information en absence qui devrait être imaginé par son lecteur. Un best-seller c’est une machine à passer le temps agréablement, presque béatement, mais de notre imaginaire le best-seller se fout. Assied-toi, muselle ta créativité, tout ici te sera dit, expliqué, démontré. « Éh, tiens ta place, tu n’es que lecteur ! Du talent toi, t’en as pas ! »
Sur ce, je m’en retourne à l’écriture, je vais m’essayer à un genre ou nous sommes deux, un genre ou je te laisserais une place sur le banc de mon roman, à toi lecteur, parce que les histoires d’amour sont si belles dés lors qu’on les construit en couple.

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Le langage des signes
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— Tu fais quoi dans la vie ?
— En ce moment, sept à huit mille signes par jour.
— Traducteur pour les sourds et malentendants. C’est chouette comme boulot, elle dit.
Je n’ose démentir.
Ça a l’air de lui faire plaisir.
Je n’ose pas non plus lui préciser qu’en plus de surdité je m’occupe de cécité, vu que jour après jour, je Braille dans le silence.
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Et si je m'absentais, un peu
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   Tout d’abord, merci de me lire.
   Ensuite, vous dire que ce blog sera désormais alimenté de manière épisodique, pour ne pas dire : de façon aléatoire, vu que j’ai replongé dans du long, genre quelques centaines de milliers de signes qui tous vont tenter de vous suspendre un peu au dessus de la vie l’espace d’un moment de lecture.
   Adonc, à bientôt.

P.S. Et j'oublie pas les maillots Happy
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L’éphémère tendresse
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   Ce matin, la bué dessinait un visage de fille sur le carreau de ma fenêtre, une d’une tendresse infinie, une au cœur à fleur de peau. À tel point qu’elle fondit en larmes devant l’aube qui se levait.
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Des boîtes, comme autant d'amours empaquetés en clichés et : direction le funérarium sentimental
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   « Rien à foutre », il gueule « Dans tous les cas on finira tous, tous autant que nous sommes, vous, moi, les autres, tous dans des boîtes et puis voilà ! »
« Et puis voilà » il répète l’air vaguement inquiet.
   Si le propos m’attriste, c’est pas tant pour le funèbre, non, de ça je m’en fous, je m’en tape comme pas permis, la mort viendra et, comme dans la chanson, probablement « que la mienne n’aura pas comme dans le Larousse, un squelette, un linceul, à la main une faux, mais fille de vingt ans à chevelure rousse. En voile de mariée, elle aura ce qu'il faut* ».
   Je m’en tape.
   Mais
   Finir dans une boîte de mon vivant.
   Recueil de souvenirs itinérant.
   D’un déménagement au suivant
   Mais
   Empilés les amants, les amours
   Par clichés souvenirs compte à rebours
   Après lui, l’autre, c’est ton tour
   Mais
   Finir consultation mélancolique
   Un soir de blues amer-panique
   Se mélanger avec machin, bidule, Eric…
   Mais
   Mais je recommande à boire, paye un verre à l’oracle soifard.
   — On finira tous dans des boites, c’est ainsi, il dit.
   — C’est ainsi je répète, et ajoute les mots du poète : « Il semble que la mort, est la sœur de l’amour, la mort qui nous attend et l’amour qu’on appelle, et si lui ne vient pas, elle viendra toujours* »
   Il finit son verre, semble se perdre un peu dans lesdits mots, puis dis :
   — Dans une boîte ou un album photo, elle viendra toujours.

* "Ne chantez pas la mort" . Paroles : J.R Caussimon, musique et interprétation : Léo Ferré.
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