ZAZIEWEB
(Janvier 2006)

Tout d'abord, il me faut remercier chaleureusement les zazienautes dont l'enthousiasme contagieux à juste titre m'a donné envie de lire ce roman.
Que de tendresse dans ce récit où l'on rit aussi parfois de bon coeur (les déboires avec l'ascenseur tels que l'auteur les raconte sont dignes d'un grand humoriste). Cette histoire d'un grand garçon un peu paumé qui tombe amoureux de sa voisine exotique sur fonds d'hostilités au Moyen-Orient pourrait paraître banale, ce serait compter sans le talent de Stéphane Mariesté qui fait montre d'une écriture originale, toute en allusions, en clins d'oeil, en pudeur masculine, en auto-dérision à l'anglaise ; l'auteur s'amuse avec les mots, au lecteur d'en goûter les savoureuses concoctions, on se régale en sautillant allègrement d'une idée à l'autre, ça fourmille d'intelligence et ça bouillonne de subtilité. Ca s'appelle Babylone sous les bombes, c'est de Stéphane Mariesté, et c'est un véritable bijou à lire impérativement, toutes affaires cessantes.

Easter
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FÉMININ PSYCHO
(Janvier 2006)

ACIDE. […] Cette autofiction caustique de Stéphane Mariesté prouve que la littérature peut beaucoup.

Clémence Rochard
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ASSOCIATED PRESS
(Décembre 2006)

[…] Cela nous donne ici, un roman acide et pétillant aux phrases courtes et percutantes, lumineuses comme une sortie de tunnel, nourri des quatre grands sujets qui passionnent l’humanité : l’amour ; la guerre ; l’art et soi-même. Dans cet esprit Babylone sous les bombes est bien un fleuron de la nouvelle collection Les mues qui a vu le jour en avril 2006, dont l’ambition est naturellement de révéler des talents : auteurs, mais aussi des artistes un peu à la marge : scénaristes de BD ; comédiens, qui s’inviteront le temps d’un texte original sur la scène littéraire. En somme, une collection d’impulsions et d’humeur différente, légère, impertinente, drôle, révoltée, réaliste ou fantastique, riches en heureuses surprises qui s’articule autour de ce thème : changer.



PLURIELLES

(Les coups de cœur 2006 de la rédac. Décembre 2006)

Ce roman étonnant, écrit par un jeune auteur, raconte la naissance d'une histoire d'amour avec pour toile de fond la guerre en Irak. Un peu un ovni littéraire je dirai. L'auteur truffe son histoire de réflexions sur l'écriture (et l'art en général) et d'interrogations sur le traitement de l'actualité... on s'amusera d'ailleurs à reconnaître certains protagonistes médiatiques. L'histoire est belle et originale et le lien avec l'actualité audacieux. Juste un bémol sur le style, que j'ai eu parfois un peu de mal à suivre. Mais pour l'originalité, ce livre mérite d'être lu !

Karin
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L'INTERNAUTE

(Novembre 2006)

Avec un narrateur au chômage et une histoire teintée de guerre en Irak, "Babylone sous les bombes" aurait pu s'inscrire dans la lignée de livres fatalistes et sombres qui fleurissent à notre époque. Loin de céder à ce penchant, Stéphane Mariesté nous offre ici un roman lumineux de créativité et d'ingéniosité, bourré d'humour et de jeux de mots. Fin observateur, il nous livre, à travers de multiples digressions, une vision acérée de la société contemporaine, creusant les non-dits, non sans une certaine poésie.

La rédaction
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ALEGRIA

(Novembre 2006)



COSMOPOLITAN

(Octobre 2006)

Le narrateur est écrivain. Un vrai, hein ! Qui écrit des mots, joue avec, les installe, les organise. D’ailleurs, un jour, bientôt, il aura fini son chef-d’œuvre. En attendant, il écrit son journal, gagne sa vie en déchargeant des caisses, tombe sous le charme de sa voisine de palier — pas amoureux, ça non. Mais le monde continue à tourner, et dehors c’est la guerre, celle que les Alliés mènent contre l’Infamie. L’écrivain aimerait bien avoir une opinion claire, sensée. Surtout quand il découvre que sa voisine est originaire d’Infamie. Au fil des pages, on croise Zoran, le collègue débardeur qui va bientôt rentrer au pays. Toine, le cafetier que l’écrivain paie en bons mots, Georges Black et Jo White, deux soldats alliés, la jolie voisine, bien sûr. Stéphane Mariesté a raison de croire en son futur. C’est drôle, intelligent, léger et grave, et il écrit vraiment bien.

Sophie de Hérédia
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CRITIQUES LIBRES
(Octobre 2006)

28 jours, faites la guerre d’amour
Le narrateur voudrait être écrivain, aimer les mots jusqu’au roman, et le libérer au vent. Mais en attendant, il écrit « Ceci ». Il s’écrit, écrit la guerre contre « L’Infamie », écrit l’amour, écrit la vie dans sa frénésie, ses odeurs, sa beauté, sa saveur, sa complexe simplicité. En trois fronts.
Front numéro un
En Infamie, les Alliés vont se chercher une raison de faire la guerre. Il y a les morts, les médias, les théories, la pratique sanglante, il y a George Black et Jo White, il y a… la guerre, oui. Qu’on suit parce qu’omniprésente, parce qu’elle commence lorsque la radio ou la télévision s’allument.
Front numéro deux
Chez les non-Alignés, on s’interroge, on métaphysique, on regarde la vie et la guerre sous un angle obtus. « Je suis né en Egoïsme, comme d’autres naissent en Infamie, en Pauvreté ou en Horreur. J’ai eu de la chance mais je l’oublie souvent, comme beaucoup je suppose. »
Front numéro trois Le plus beau des fronts. Celui où s’accroche, mine de rien, un sourcil à l’accent circonflexe. Celui de Babylone, la voisine, très probablement d’origine Infâme… « Je pensais : j’ai une fille dans les bras de ma tête, et peut-être, ce serait bien pour commencer, de l’inviter à déjeuner. » L’amour ? Non, sans blague…
Et puis il y a aussi Zoran, le collègue muet ; Toine, le cafetier qui se fait payer en mots. Les histoires s’inventent, la vie se fictionne, si bien, si joliment, dans ce roman…
On lui chercherait bien des faiblesses à « Babylone… », qui commence en s’encombrant peut-être d’un peu trop d’images, où l’auteur joue des mots comme le narrateur aime le faire mais ça, c’est sans doute parce qu’il le dit lui-même : « les mots ont des limites ». Et que dire la vie comme elle est belle, parfois, c’est difficile… Et d’un coup, à cette idée, on s’aperçoit que ces faiblesses sont en réalité une force… Parce que la vie, on la ressent, à plein cœur. Parce qu’elle dégouline des pages, parce que ce roman sent bon la sincérité, parce qu’il touche, parce qu’on a beau « lutter » contre, parfois, subitement, à l’intérieur, les barricades flanchent et la guerre, on la perd. Incontestablement.
Qu’il est bon de s’étonner, de se faire surprendre, de se laisser séduire par les mots (l’écriture n’est-elle pas, au fond, une histoire de séduction ?), de se sentir plein d’émotions vraies. Il est bon de lire cet amour des mots, cet amour du monde, il est bon de lire cet amour tout court. Il est bon de ne pas se sentir lecteur trahi…
Il est si bon de lire « Babylone sous les bombes ».

Bluewitch
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SUD OUEST
(5 octobre 2006)

Auteur à l'âme apatride, Stéphane Mariesté a grandi au Sénégal, étudié en France, bourlingué de la Nouvelle-Calédonie au Japon en passant par Tahiti avant de choisir les Landes pour terre d'accueil. A 42 ans, il nous offre une autofiction sincère, émouvante et caustique intitulée « Babylone sous les bombes » (éditions Intervista ISBN 2-910753-49-2) « Babylone sous les bombes », c'est l'histoire d'un homme qui chaque jour pousse le bouton « on » de sa radio pour écouter la guerre, celle que les alliés mènent contre l'Infamie. C'est aussi un journal qui s'écrit, racontant le quoidien d'un auteur en quête d'une fin pour son chef-d'oeuvre, parce que son rêve à lui, c'est d'être écrivain; déposer des mots sur papier et les offrir au monde. En attendant ce jour, il débarde chez un grossiste, quelques heures par semaine, au côté de Zoran, immigré d'origine slave, complice et ami muet; prend son café chez Toine, cafetier amateur de citations. Et puis il y a elle : voisine aux cheveux de miel, au regard émeraude : Babylone. Elle est d'origine infâme, s'installe chez lui par hasard et lui chavire le coeur au fil des pages. Mais « Babylone sous les bombes », c'est aussi des haricots, des cimetières marins, des regards en accent circonflexe et des gants en ragondin qui reviennent comme un refrain et nous plongent avec une poésie déroutante, dans un concentré
d'émotions.

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